mardi 31 janvier 2017

Nuit des idées. Barbara Cassin : « La pluralité des langues, c’est un pique-nique planétaire »

Une cité, c’est comme un repas collectif où chacun apporte ce qu’il a (...) catastrophique si tous apportent des tomates, mais une réussite dès qu’on apporte des choses différentes.

Le Monde, Débats et analyses, 26 janvier 2017

mardi 24 janvier 2017

Tiger Woods, une saga américaine


Sur le conseil de ses communicants, il s'était enfermé dans le mutisme.

Le Monde, 15 décembre 2009

Le tee-shirt du gendarme fait désordre


Nouvelle escarmouche dans la sempiternelle guéguerre policiers-gendarmes : un capitaine de gendarmerie ayant participé en juin à une enquête dans les locaux de la police de Bayonne a déclenché l’ire de Synergie, second syndicat d’officiers de police.
Motif : le pandore arborait un tee-shirt portant les inscriptions «fuck la police» et «fuck les lois». Ces inscriptions sont «peu dignes d’un officier de gendarmerie et insultantes à l’égard de l’institution policière», estime le syndicat qui a saisi hier le ministère de l’Intérieur.

Libération, 25 septembre 2009

jeudi 5 janvier 2017

La citoyenne Marchandise, candidate de la société civile



Aux plaisirs démodés, c'est dans ce bar rennais que Charlotte Marchandise a appris sa victoire au second tour de Laprimaire.org, samedi 31  décembre 2016. " Je suis extrêmement touchée de cette victoire. Je suis convaincue qu'on a gagné parce qu'on a appelé à une candidature collective ", a-t-elle déclaré.


Le Monde, 5 janvier 2017

mardi 1 novembre 2016

Les grands travaux de Matthieu Pigasse

 

   Nouveau propriétaire de Nova, le directeur de la banque d’affaires Lazard en France, Matthieu Pigasse, marche sur les traces de Jean-François Bizot, fondateur légendaire de la radio et du magazine Actuel.

 «Notre ambition est grande, voire très grande, affirme Pigasse, chaud bouillant, qui publiera début 2017 un livre intitulé la Lumière du chaos : «Nous voulons devenir leader en Europe des contenus alternatifs. C’est-à-dire un groupe indépendant dont la cohérence repose sur un ADN d’ouverture, d’acceptation de la différence et de refus du repli sur soi. Nous le concevons comme un espace d’insoumission et de résistance à ce qu’il se passe aujourd’hui.»
Plusieurs investissements sont à attendre : Pigasse évoque la production audiovisuelle, le numérique, l’édition (notamment «les poètes maudits, Lautréamont, Verlaine, Rimbaud»).

Libération, 9 octobre 2016

dimanche 1 mai 2016

Le Che, premier kamikaze et génie du narcissisme Par Marcela Iacub

Derrière le sacrifice, les motivations des jihadistes relèvent aussi d’un individualisme forcené. Atteindre la gloire quitte à en mourir. A l’image de Che Guevara ?

 ...que penser de ceux qui cherchent des idéaux au nom desquels sacrifier leur vie ? Profitant de l’admiration que produit ce type d’actions, ne visent-ils pas, en réalité, la gloire post mortem ? L’islamisme est l’idéologie qui a le mieux compris ces trafics sordides et a fait de leur exploitation son arme de propagande la plus puissante....
Cette forme de stupidité - qui témoigne que l’humanité peut être inférieure en intelligence aux lézards ou aux serpents - est la même qui s’empara de l’esprit détraqué du célèbre Che Guevara.

Cette chronique est assurée en alternance par Marcela Iacub et Paul B. Preciado.

Libération, 30 avril 2016

lundi 25 janvier 2016

Entreprises : un permis sociétal d’agir


Chaque société doit désormais développer son activité et s’inscrire dans une coévolution sociétale et culturelle. Nous sommes entrés dans l’ère de la communication d’engagement.

Par Anton Molina, Partner Havas Paris, et Yannick Augrandenis, Directeur associé Havas Paris 


L’entreprise, comme chaque individu, évolue aussi au cœur de «batailles culturelles» selon le penseur marxiste Antonio Gramsci. C’est-à-dire des combats d’idées, des luttes culturelles entre pensées et approches idéologiques majoritaires qui s’imposent à elle lorsque sa vision se trouve partagée par une petite minorité seulement.
L’entreprise se doit d’y participer et d’engager toutes ses communautés bien sûr. Mais bien au-delà désormais. Il s’agit d’investir le débat partout où il s’initie. Et ce, pour façonner l’opinion publique, dépasser les a priori, voire fédérer une communauté d’intérêts convergents. La communication d’engagement se doit de fourbir ses armes pour convaincre les leaders d’opinion. Mais elle se doit plus largement de transformer l’indifférent en supporteur, de créer un consentement là ou il n’y en a pas, de réconcilier l’entreprise et ceux qui s’en détachent, voire l’accusent (clients, salariés, citoyens, actionnaires), de transformer un retweet en un prochain commentaire favorable, de convaincre les commentateurs, les acteurs et spectateurs, de susciter l’enthousiasme pour faire évoluer les perceptions de la société.
Ainsi, entre 2010 et 2012, la collectivité des entreprises a livré une intense bataille, pourtant annoncée «perdue d’avance» par nombre d’observateurs, pour la compétitivité de l’économie française. La campagne a été menée à coup d’études indépendantes et de lanceurs d’alerte mais aussi de luttes sémantiques en imposant peu à peu le remplacement dans les médias et sur les réseaux du terme de «cotisations sociales» par celui de «charges sociales». Difficile, en effet, de réduire des cotisations, mais, c’est une tout autre histoire que d’alléger des charges. La pensée minoritaire a fait place au consensus et la bataille a été remportée avec l’avènement du CICE et dans son élan celui du «pacte de compétitivité» qui monte en puissance encore aujourd’hui. (...) La question n’est déjà plus de savoir s’il faut s’engager, mais bien : avec qui mener campagne d’engagement ? Il est temps de compter ses troupes et de se mettre en ordre de bataille.

Le Monde, 25 janvier 2016