mardi 5 mai 2009
"Il faut tout faire pour limiter l'ampleur du trou d'air entre crise financière et concrétisation des plans de relance que traverse le secteur du bâtiment et des travaux publics", plaidait Didier Ridoret, président de la fédération française du bâtiment, lors de son point de conjoncture du 2 avril, "car nous ne voulons pas débaucher des collaborateurs que nous avons eu tant de mal à recruter et à former".
dimanche 3 mai 2009
La pensée contestataire, dernière trouvaille de l'industrie pharmaceutique
Mais qui sont donc exactement ces « Empêcheurs de penser en rond », au catalogue si singulier, parfois très prestigieux ? Ils sont l'exemple même du tour inattendu que peut prendre le mécénat contemporain. Rien d'étonnant à ce que certaines entreprises accordent des subsides à des opérations artistiques. Mais qu'un grand groupe pharmaceutique parraine une maison d'édition spécialisée dans les ouvrages contestataires et parfois marqués à gauche, voilà qui n'est pas courant. Depuis 1991, la société Synthélabo, filiale de L'Oréal, abrite en son sein cette collection, sorte de « danseuse » intellectuelle, en somme, grandie à l'ombre de l'industrie. Forte d'un catalogue qui commence à s'étoffer, la structure a acquis une relative indépendance depuis un an, sous le nom d'Institut Synthélabo pour le progrès de la connaissance.
C'est Philippe Pignarre, un ancien permanent de la Ligue communiste révolutionnaire, qui est à l'origine du développement de la collection. (...) « L'avantage d'avoir été militant, observe Philippe Pignarre dans un sourire, c'est que l'on connaît pas mal de monde. »
La ligne éditoriale des « Empêcheurs de penser en rond » tient en quelques mots : aller vers ce qui dérange. (...) Selon Philippe Pignarre, la maison jouit d'une indépendance éditoriale absolue, « nous mettons de la pensée dans la médecine, alors que l'industrie pharmaceutique essaie généralement de faire l'inverse », affirme-t-il. Qu'en pensent les dirigeants de Synthélabo ? Du bien, apparemment. Baptisé « le gaucho » par certains, Philippe Pignarre est apprécié, voire admiré. Pour Edwin Nathan, responsable de Synthélabo pour la France et frère du psychologue et psychanalyste Tobie Nathan , l'Institut Synthélabo correspond à l'image que veut renvoyer le groupe, celle d'une entreprise où l'on fabriquerait « bien plus que des médicaments ». (...)
Le Monde, 9 septembre 1998
C'est Philippe Pignarre, un ancien permanent de la Ligue communiste révolutionnaire, qui est à l'origine du développement de la collection. (...) « L'avantage d'avoir été militant, observe Philippe Pignarre dans un sourire, c'est que l'on connaît pas mal de monde. »
La ligne éditoriale des « Empêcheurs de penser en rond » tient en quelques mots : aller vers ce qui dérange. (...) Selon Philippe Pignarre, la maison jouit d'une indépendance éditoriale absolue, « nous mettons de la pensée dans la médecine, alors que l'industrie pharmaceutique essaie généralement de faire l'inverse », affirme-t-il. Qu'en pensent les dirigeants de Synthélabo ? Du bien, apparemment. Baptisé « le gaucho » par certains, Philippe Pignarre est apprécié, voire admiré. Pour Edwin Nathan, responsable de Synthélabo pour la France et frère du psychologue et psychanalyste Tobie Nathan , l'Institut Synthélabo correspond à l'image que veut renvoyer le groupe, celle d'une entreprise où l'on fabriquerait « bien plus que des médicaments ». (...)
Le Monde, 9 septembre 1998
Quand les technocrates vident leur sac
"Il y a une pédagogie à faire sur le coût du travail, le salaire minimum. On a échoué sur la proposition de revenir au SMIG, il faut recommencer"
Paul Champsaur, économiste et statisticien, directeur général de l'INSEE
"Sans proposer la flexibilité à tout va et la transformation des salariés en pions sur un vaste échiquier de l'emploi, force est de reconnaître que notre société est bardée de tabous et d'acquis intouchables. Ainsi du SMIC..."
Rollande Ruellan, promotion Simone Weil de l'ENA 1974, directrice de la sécurité sociale
"Cela peut paraître pointilliste, mais l'interdiction d'ouverture des magasins le dimanche suscite en moi une grande hostilité"
Jean-Pierre Landau, promotion Simone Weil de l'ENA 1974,dirige la Direction des Relations économiques extérieures
"On ne peut pas continuer à vivre avec le même niveau de protection sociale, de prévoyance, et affronter de manière efficace et équitable la concurrnce internationale"
Isabelle Bouillot, promotion Léon Blum de l'ENA 1975, Directrice du budget
"Je suis convaincu qu'on peut trouver 100 milliards sans remettre en cause notre modèle (de sécurité sociale). On peut gratter 100 milliards en examinant au scalpel les prestations qui sont versées. C'est ce que j'appelle l'optimisation du social"
Bertrand Fragonard, promotion Blaise Pascal de l'ENA 1964, conseiller du ministre des affaires sociales, Simone Weil
Extrait de «Quand les technocrates vident leur sac», compte rendu d'une commission composée de trente cinq personnalités (hommes d'affaire, économistes, hauts fonctionnaires) demandée, début mai 1994, par le premier ministre Édouard Balladur et dirigée par Alain Mine sur le thème «Les Défis économiques et sociaux de l'an 2000», Libération,12 septembre 1994.
Paul Champsaur, économiste et statisticien, directeur général de l'INSEE
"Sans proposer la flexibilité à tout va et la transformation des salariés en pions sur un vaste échiquier de l'emploi, force est de reconnaître que notre société est bardée de tabous et d'acquis intouchables. Ainsi du SMIC..."
Rollande Ruellan, promotion Simone Weil de l'ENA 1974, directrice de la sécurité sociale
"Cela peut paraître pointilliste, mais l'interdiction d'ouverture des magasins le dimanche suscite en moi une grande hostilité"
Jean-Pierre Landau, promotion Simone Weil de l'ENA 1974,dirige la Direction des Relations économiques extérieures
"On ne peut pas continuer à vivre avec le même niveau de protection sociale, de prévoyance, et affronter de manière efficace et équitable la concurrnce internationale"
Isabelle Bouillot, promotion Léon Blum de l'ENA 1975, Directrice du budget
"Je suis convaincu qu'on peut trouver 100 milliards sans remettre en cause notre modèle (de sécurité sociale). On peut gratter 100 milliards en examinant au scalpel les prestations qui sont versées. C'est ce que j'appelle l'optimisation du social"
Bertrand Fragonard, promotion Blaise Pascal de l'ENA 1964, conseiller du ministre des affaires sociales, Simone Weil
Extrait de «Quand les technocrates vident leur sac», compte rendu d'une commission composée de trente cinq personnalités (hommes d'affaire, économistes, hauts fonctionnaires) demandée, début mai 1994, par le premier ministre Édouard Balladur et dirigée par Alain Mine sur le thème «Les Défis économiques et sociaux de l'an 2000», Libération,12 septembre 1994.
Libellés :
Le bon sens - le monde du travail
lundi 27 avril 2009
L'institut Danone est l'allié des mamans pour l'éducation alimentaire de leurs enfants. Les mères se sentent de plus en plus seules. Plus personne n'incarne l'autorité, les valeurs. Les pères ont démissionné, l'état est absent. Qui va donner des repères moraux aux enfants ? Les marques peuvent jouer ce rôle...
Le Monde Diplomatique, octobre 1999
Le Monde Diplomatique, octobre 1999
Libellés :
un monde fantastique - l'éducation
Comment avez vous pensé la prison de l'an 2000 ?
- Autour de deux points forts. D'abord la sécurité objective qui vise à assurer une sécurité optimale dans tous les lieux. Second principe, plus novateur: la sécurité subjective. Je veux créer des lieux qui permettent au personnel et aux détenus de se sentir bien dans leur peau.
- N'est-ce pas utopique ?
- Non. Il faut tout faire pour apporter une certaine «qualité » à l'enfermement.
- Concrètement, à quoi ressemble cette prison de demain ?
- Elle est organisée à partir d'un terrain de football, véritable poumon du système…
Le nouvel Observateur, 5 août 1999
- Autour de deux points forts. D'abord la sécurité objective qui vise à assurer une sécurité optimale dans tous les lieux. Second principe, plus novateur: la sécurité subjective. Je veux créer des lieux qui permettent au personnel et aux détenus de se sentir bien dans leur peau.
- N'est-ce pas utopique ?
- Non. Il faut tout faire pour apporter une certaine «qualité » à l'enfermement.
- Concrètement, à quoi ressemble cette prison de demain ?
- Elle est organisée à partir d'un terrain de football, véritable poumon du système…
Le nouvel Observateur, 5 août 1999
Dans la rue, le roller, le skateboard et le BMX représentent trois ethnies ennemies. Les skateboarders détestent les spécialistes du roller, et vice versa. Rien ni personne ne viendra faire évoluer cette situation
Interview, 1998
Interview, 1998
Libellés :
un monde fantastique - la jeunesse
"Hier c'était hier ... aujourd'hui c'est Grand littoral» serinent les haut-parleurs du centre commercial géant de la banlieue nord de Marseille, nouveau «lieu de vie» et véritable « aventure sociale » généreusement proposée à des population par ailleurs très démunies. D'après Magali Lupin, animatrice au centre social de la cité: «Cela fait des années que nous travaillons sur l'exclusion. Et eux, dont le seul objectif est de gagner de l'argent, parviennent à communiquer avec les jeunes bien mieux que tous les travailleurs sociaux. Les adolescents respectent cet endroit: c'est propre, c'est luxueux. Et c'est chez eux.
Marianne, juillet 1997
Marianne, juillet 1997
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